ST SEVER: SANS PIQUEES MATINALE

28/08/2013 13:49

                  ADOUR AFICION A ST SEVER : LES PUPILLES DE RICHARD MILIAN A L’HONNEUR

 

4 Erales de Casanueva pour Antonio Araujo, Louis Husson, El Adoureño et Andy Younes.

 

Face à des novillos –erales compliqués et sans grande force, seuls El Adoureño et Andy Younes surent tirer profit du matériel qui leur échût.

En effet Antonio Araujos et louis Husson connurent des fortunes diverses.

Le premier erale compliqué avait comme ses congénères une fâcheuse tendance à aller et rester aux tablas. Face à lui le jeune Antonio Araujo maquait cruellement de technique. Rajoutons à cela un manque de confiance patent et pour lui comme pour nous cette prestation ne restera pas dans les mémoires.

Louis Husson est déjà un novillero aguerri qui ne manque pas de technique. Beaucoup (et tant mieux pour lui) de contrats en cette fin de temporada. Douze novilladas en quinze jour.

Practicar : Rien de mieux pour continuer à acquérir les « ficelles » du métier en vu du passage en « piquées ».  Attendu l’après midi même à Rion des Landes, le novillero ne semble pas avoir tenté le tout pour le tout… Le Casanueva brusco à la charge compliquée, violent de surcroît  tant dans le capote que la muleta laisse L. Husson perplexe.

Une des rares oreilles fut coupée par El Adoureño. Face à un novillo noble dans l’ensemble, Yanis est à l’aise dans son toreo. Une faena bien construite dans laquelle le répertoire du parfait apprenti torero y passe. Il coupe donc un cartilage amplement mérité. On pût cependant regretter qu’El Adoureño coucha si vite un bicho auquel ils restaient au moins une douzaine de pases dans le moteur.

Andy Younes a la planta torera. Le dernier erale demande à être conduit par un poignet souple muleta en avant. Même si le jeune torero perdit quelque fois la tête de son novillo, il sut avec malice et sous les conseils avisés de Richard Milian le toréer puesto aux planches. On lui doit les plus belles séries de muletazos de la matinée. Ce novillero au poignet de crystal et à la ceinture d’argent est à suivre. Il perd la deuxième oreille au descabello (plusieurs  tentatives ; ah ! ce poignet de cristal. Une oreille.

Matinée intéressante suivie par un public entièrement dévoué à Adour Aficion. Il est vrai que le maestro Richard Milian peut être fier de ses « pupilles ».